mercredi 2 janvier 2008

Voyage aux Indes (49)

Puja sur les bord du Gange


Je me suis dirigé vers sept heures pour téléphoner au Canada, mes enfants étant aller souper chez leurs grands-parents pour le jour de l'an, c'était avec le décalage horaire de dix heures et demie la meilleure manière de pouvoir les rejoindre tous au même endroit. Malheureusement les bureaux de téléphone étaient fermés . J'en ai trouvé un à sept heures quarante-cinq mais je venais de les manquer d'une demi-heure environ. J'ai parlé à ma mère elle leur dira surement que j'ai appelé.
Ciel couvert sur Varanasi mais température chaude. J'ai décidé de faire un peu de lavage dans ma chambre, habituellement je vais déposer mes vêtements pour les faire nettoyer mais ici il y a de fortes chances que ça se fasse sur les bords du Gange. J'ai vu dailleurs des vêtements qui séchaient sur les ghats et qui ne pouvaient appartenir qu'à des touristes: et étant donné qu'ici à Varanasi il y a trente égouts qui se déversent directement dans le Gange, je pense que je vais travailler à dix roupies le morceau et faire l'ouvrage moi-même...
Après le diner je fais ma petite sieste, une habitude apprise au Mexique et dont je ne compte pas me départir. Un homme c'est pas un cheval, il faut que ça se repose! Les sadhus le font et ce sont des hommes saints...


mardi 1 janvier 2008

Voyage aux Indes (48)

La maison d'un sadhu dans une breche sur un mur, et moi qui me plaignait de la grandeur de ma chambre

Aujourd'hui l'activité du matin était plus intense le long des ghats, surement qu'on voulait commencer l'année dans la bonne grace des Dieux et de nombreux gens se lavaient de leurs péchés dans le Gange. Il a encore fait froid durant la nuit mais vers dix heures le soleil est très chaud et la température monte vite. De nombreux bateaux emmènent les gens de l'autre coté du fleuve sur une immense batture de sable, on m'a dit que c'était l'endroit ou les gens allaient pour se reposer, faire une sorte de pique-nique avec la famille. Sur les ghats les enfants jouent avec leurs cerfs-volants et c'est surprenant avec quelle habilité de très jeunes enfants les font voler dans un endroit ou le vent est plutot rare. Les adolescents eux sont à leur éternelle partie de cricket en rêvant surement de jouer un jour pour l'équipe Indienne contre leurs rivaux Pakistanais. Le cricket est partout présent aux Indes , comme le hockey au Canada. Les sandhus se font griller au soleil tout en priant surement ou en enseignant les pélerins. les singes eux attendent qu'un passant ou un commercant non méfiant, leurs fournira le repas du matin, les coiffeurs coupent la barbe ou les cheveux de leurs premiers clients. Sur le ghat principal, le Desaswamedh et la rue y menant tout est à la même place qu'à tous les jours de l'année , ce sont les boutiques, les vendeurs de fruits et légumes, les cycles-rickshaws qui ont repris leur endroits "attitrés" et qui espèrent comme à tous les jours qu'aujourd'hui sera une meilleure journée...
Moi je prend le train samedi matin pour Gaya afin de me rendre à Bodhgaya, il me reste donc quatre jours à Varanasi qui seront consacrer à observer et me reposer. C'est la dernière étape du périple que je m'étais fixé. Il faudra que je décide si le voyage est terminé et si je retourne au Canada puis au Mexique pour terminer l'hiver...

lundi 31 décembre 2007

Sarnath (2)



Sarnath (1)

Au temple Tibetain

Dans le temple Thailandais

Voyage aux Indes (47)

Buddha dans le temple Tibetain

Dernier jour de l'an 2007, je me rend à Sarnath à une dizaine de kilometres de Varanasi. Après avoir atteint l'illumination à Bodhgaya le Bouddha vint à Sarnath pour prêcher la voie du milieu. Je me suis promené dans le parc du cerf où il fit son premier sermont. Un Stupa haut de trente quatre mêtres marque le lieu. Sarnath contient aussi des temples bouddhiques de diverses nations dont le Tibet, la Chine, la Corée, la Thailande, le Japon. Chacun démontre l'architecture de son pays. J'ai particulierement apprécié ceux du Tibet, de la Thailande et du Japon. Ce sont des endroits paisibles et certains louent des chambres. Je vais surement aimer Bodghaya d'après ce que j'ai vu. Ce matin je m'étais rendu a pied à la gare de train de Varanasi Jn pour prendre un petit autobus local et le voyage c'était bien passé vu qu'il était de bonne heure, en revenant vers trois heures ce n'était plus la même histoire et tout le calme que j'avais emmagaziné a Sarnath c'est vite dissipé. Un véritable orgie de traffic, de bruits , de klaxons et de poussière revint m'ébranler avec vengeance comme si les Hindoues étaient choqués que j'ai été faire un petit tour du coté des Bouddhistes. A part sur les bords du Gange qui possède un calme relatif il est impossible dans tout le reste de Varanasi d'avoir un moment de répit. Je pense que la densité de la population au pied carré est supérieure à celle de Delhi du moins égale et le bruit aussi intense, j'étais presque heureux de retrouver les rabatteurs du quartier.
Pour terminer je vous souhaite tous une Bonne Année 2008, la paix, la santé...

Le stupa du parc des Cerfs

dimanche 30 décembre 2007

Voyage aux Indes (46)

Un temple qui s'enfonce pres du Gange

Ce matin je me suis levé à l'aube pour faire la promenade en bateau le long des ghats, malheureusement il faisait très froid , il avait peu de baigneurs et beaucoup de bateaux. Il faut faire cette promenade au moins une fois, pour avoir une perspective différente des ghats et des bains rituels. Quand il fait chaud ce sont des milliers de baigneurs qui l'accomplissent et à la mousson il y a peu de bateaux car les prix sont décuplés à cause de la difficulté pour le rameur. On dirait qu'aujourd'hui que les rabatteurs de toutes sortes étaient moins présent, peut-être le fait d'avoir confronté mon problème m'en a libéré...? J'ai encore flâner le long des ghats,c'est toujours intéressant. Je me suis encore attardé aux deux ghats de crémation. Qu'on le veuille ou non on ne peut resté insensible à cette événement. Chez nous à part le corps dans le cerceuil, on ne voit rien, mais ici croyez moi on a le temps de regarder et de méditer sur notre insignifiance, et on prend conscience entierement au fait de notre propre mortalité. On voit le corps et trois heures après il ne reste rien que des cendres...Et peu importe qui tu étais ton tas de bois était peut-être plus gros que celui du pauvre mais il ne resteras quand même que des cendres. Autour il y avait de petits enfants qui jouait avec leur cerf-volant et je me disais, la personne qui est sur le bucher a surement elle aussi jouer avec son cerf-volant...

Le principal ghat de cremation

Varanasi (7)

Le petit bebe chanceux

Spectacle au ghat principal a tous les soirs