vendredi 4 janvier 2008

Voyage aux Indes (51)

Une vendeuse de chandelles et de fleurs sur le Gange

Un Espagnol qui demeurait en Suisse est venu s'installer dans la chambre à coté de la mienne. Nous avons beaucoup jasé sur toute sorte d'actualité mondiale. Il arrivait du Népal où il avait passé plus d'un mois. Il m'a même donné son livre de Lonely Planet sur le Népal et m'a dit que ce n'était pas beaucoup plus froid qu'à Varanasi présentement. J'avoue que ça m'a brassé de ma torpeur présente et il se pourrait que ça puisse relancer mon voyage après Bodhgaya. Je m'étais ouvert à la possibilité d'aller au Népal mais vu la température j'avais mis de coté cette option. C'est certain qu'en ayant plus d'information sur ce pays, on est plus tenté d'y aller et puis je ne suis qu'en même pas si loin. Des paysages grandioses ajouteraient surement de la qualité à mon voyage. Et beaucoup de gens rencontrés lors de mon périple m'ont dit aimé plus le Népal que les Indes. De toute façon le hazard n'existe pas et si j'ai eu ce livre il doit y avoir une bonne raison, il va falloir que je sois à l'écoute de mon instinct durant les prochains jours. Je prend le train demain matin pour Gaya et ensuite Bodhgaya probablement en rickshaw treize kilomêtres plus loin. Il se peut que j'aille dans une monastère Bouddhiste au lieu d'un hotel, ce serait surement une expérience enrichissante. Je vais toujours me souvenir de ces neuf jours passés à Varanasi, la ville la plus sainte de l'Hindouisme, du Gange et de ses ghats, ce fut une expérience très spéciale.

jeudi 3 janvier 2008

Voyage aux Indes (50)

Les coupures d'alimentation électrique sont fréquentent à Varanasi. Ce sont parfois quelques rues, un paté de maisons, ou bien la ville au complet. Il y a toujours une génératrice qui fonctionne à quelque part. Hier soir alors que je circulais dans les ruelles étroites (gali) de mon quartier une panne majeure est survenue et je n'avais pas ma lampe de poche (une lampe frontale est très utile quand on visite les Indes). Les galis sont d'une largeur d'environ six pieds et les édifices environnants deux ou trois étages et plus. Elles sont sombres même le jour sauf à l'heure du midi ou le soleil descend verticalement, imaginé le soir quand il n'y a aucun éclairage. J'ai été chanceux de connaitre l'endroit ou je me trouvais, il arrive parfois ou je dois rebrousser chemin le jour car le labyrinthe a eu raison de moi et je n'aime pas revenir sur mes pas. Il faisait tellement noir que je ne voyait pas par terre et comme les vaches circulent autant que les gens et que ce sont des bêtes généreuses qui aiment laisser des offrandes à la population, j'ai eu besoin d'un bon nettoyage de souliers en arrivant à ma chambre. Heureusement je n'avais pas mes sandales, c'est pas que la sensation est si désagréable entre les orteils, l'ayant vécu à Delhi, mais c'est la senteur qui est déplaisante...

Un gali de Varanasi

mercredi 2 janvier 2008

Voyage aux Indes (49)

Puja sur les bord du Gange


Je me suis dirigé vers sept heures pour téléphoner au Canada, mes enfants étant aller souper chez leurs grands-parents pour le jour de l'an, c'était avec le décalage horaire de dix heures et demie la meilleure manière de pouvoir les rejoindre tous au même endroit. Malheureusement les bureaux de téléphone étaient fermés . J'en ai trouvé un à sept heures quarante-cinq mais je venais de les manquer d'une demi-heure environ. J'ai parlé à ma mère elle leur dira surement que j'ai appelé.
Ciel couvert sur Varanasi mais température chaude. J'ai décidé de faire un peu de lavage dans ma chambre, habituellement je vais déposer mes vêtements pour les faire nettoyer mais ici il y a de fortes chances que ça se fasse sur les bords du Gange. J'ai vu dailleurs des vêtements qui séchaient sur les ghats et qui ne pouvaient appartenir qu'à des touristes: et étant donné qu'ici à Varanasi il y a trente égouts qui se déversent directement dans le Gange, je pense que je vais travailler à dix roupies le morceau et faire l'ouvrage moi-même...
Après le diner je fais ma petite sieste, une habitude apprise au Mexique et dont je ne compte pas me départir. Un homme c'est pas un cheval, il faut que ça se repose! Les sadhus le font et ce sont des hommes saints...


mardi 1 janvier 2008

Voyage aux Indes (48)

La maison d'un sadhu dans une breche sur un mur, et moi qui me plaignait de la grandeur de ma chambre

Aujourd'hui l'activité du matin était plus intense le long des ghats, surement qu'on voulait commencer l'année dans la bonne grace des Dieux et de nombreux gens se lavaient de leurs péchés dans le Gange. Il a encore fait froid durant la nuit mais vers dix heures le soleil est très chaud et la température monte vite. De nombreux bateaux emmènent les gens de l'autre coté du fleuve sur une immense batture de sable, on m'a dit que c'était l'endroit ou les gens allaient pour se reposer, faire une sorte de pique-nique avec la famille. Sur les ghats les enfants jouent avec leurs cerfs-volants et c'est surprenant avec quelle habilité de très jeunes enfants les font voler dans un endroit ou le vent est plutot rare. Les adolescents eux sont à leur éternelle partie de cricket en rêvant surement de jouer un jour pour l'équipe Indienne contre leurs rivaux Pakistanais. Le cricket est partout présent aux Indes , comme le hockey au Canada. Les sandhus se font griller au soleil tout en priant surement ou en enseignant les pélerins. les singes eux attendent qu'un passant ou un commercant non méfiant, leurs fournira le repas du matin, les coiffeurs coupent la barbe ou les cheveux de leurs premiers clients. Sur le ghat principal, le Desaswamedh et la rue y menant tout est à la même place qu'à tous les jours de l'année , ce sont les boutiques, les vendeurs de fruits et légumes, les cycles-rickshaws qui ont repris leur endroits "attitrés" et qui espèrent comme à tous les jours qu'aujourd'hui sera une meilleure journée...
Moi je prend le train samedi matin pour Gaya afin de me rendre à Bodhgaya, il me reste donc quatre jours à Varanasi qui seront consacrer à observer et me reposer. C'est la dernière étape du périple que je m'étais fixé. Il faudra que je décide si le voyage est terminé et si je retourne au Canada puis au Mexique pour terminer l'hiver...

lundi 31 décembre 2007

Sarnath (2)



Sarnath (1)

Au temple Tibetain

Dans le temple Thailandais

Voyage aux Indes (47)

Buddha dans le temple Tibetain

Dernier jour de l'an 2007, je me rend à Sarnath à une dizaine de kilometres de Varanasi. Après avoir atteint l'illumination à Bodhgaya le Bouddha vint à Sarnath pour prêcher la voie du milieu. Je me suis promené dans le parc du cerf où il fit son premier sermont. Un Stupa haut de trente quatre mêtres marque le lieu. Sarnath contient aussi des temples bouddhiques de diverses nations dont le Tibet, la Chine, la Corée, la Thailande, le Japon. Chacun démontre l'architecture de son pays. J'ai particulierement apprécié ceux du Tibet, de la Thailande et du Japon. Ce sont des endroits paisibles et certains louent des chambres. Je vais surement aimer Bodghaya d'après ce que j'ai vu. Ce matin je m'étais rendu a pied à la gare de train de Varanasi Jn pour prendre un petit autobus local et le voyage c'était bien passé vu qu'il était de bonne heure, en revenant vers trois heures ce n'était plus la même histoire et tout le calme que j'avais emmagaziné a Sarnath c'est vite dissipé. Un véritable orgie de traffic, de bruits , de klaxons et de poussière revint m'ébranler avec vengeance comme si les Hindoues étaient choqués que j'ai été faire un petit tour du coté des Bouddhistes. A part sur les bords du Gange qui possède un calme relatif il est impossible dans tout le reste de Varanasi d'avoir un moment de répit. Je pense que la densité de la population au pied carré est supérieure à celle de Delhi du moins égale et le bruit aussi intense, j'étais presque heureux de retrouver les rabatteurs du quartier.
Pour terminer je vous souhaite tous une Bonne Année 2008, la paix, la santé...

Le stupa du parc des Cerfs