lundi 7 janvier 2008

Voyages aux Indes (53)

Le temple Mahabodhi

Bodhgaya a surement doublé sa population ces derniers jours, la ville est pleine de moines bouddhistes qui se préparent à de grandes prières pour la paix dans le monde. J'en ai profité ce matin pour aller un peu en dehors de la ville au temple vietnamien qui était malheureusement fermé. Il y a beaucoup de travaux de rénovation sur le site mais c'est un endroit paisible ou on retrouve la végétation du Vietnam. De ce temps ci j'ai un faible pour la nourriture tibétaine, j'ai donc pour le diner dégusté une soupe thukpa et aussi des momos (raviolis) aux légumes et au fromage, un délice. Dans l'après-midi la visite du magnifique temple Mahabodhi qui se dresse près du lieu où Bouddha délivrait son enseignement, c'est l'endroit le plus sacré du monde pour les Bouddhistes. Derrière on y retrouve l'arbre de la Bodhi, là où le prince Siddharta Gautama a connu l'éveil, il y a vingt-six siècles. Cet arbre est en fait une bouture de l'arbre originel qui avait été détruit par la femme d'Ashoka et conservé par Sanghamitta, la fille de l'empereur Ashoka qui avait construit le premier temple. Je ne sais pas si c'est la fébrilité et la ferveur des gens qui les rendaient nerveux mais je me suis fais poussé comme jamais depuis mon arrivé en Inde , tout le monde marchait très vite. Les hindoues sont trop lents, les bouddhistes trop vites. Les enseignements je veux bien, mais les rituels, j'ai beaucoup de misère avec ça. Les mendiants dehors ne semblent pas faire de gros bénéfices, mais les vendeurs de chapelets eux les affaires étaient bonnes...

L'arbre de la Bodhi

dimanche 6 janvier 2008

Bodhgaya (1)

Quand on a pas le temps de prier, le vent le fait pour nous

Le bruit, quel bruit!

Voyage aux Indes (52)

Le grand Bouddha de Bodhgaya inaugure par le Dalai-Lama en 1989

Le train était en retard mais raisonnablement. Le voyage a été très agréable, la plupart du temps à travers les champs cultivables du Bihar. La campagne indienne a l'air bien paisible à comparer aux villes. un petit vent chaud entrant par les fenêtres a permis de faire le trajet sans que les vitres ne soit descendues. Vendeurs, nourriture de toutes sortes, jeune contortionniste enlèvent la monotonie habituelle. En arrivant à Gaya c'est l'assaut des rickshaws avec des prix de vingt à cents roupies pour le même trajet jusqu'à Bodhgaya dépendant si tu est Hindoues ou touriste, pas si pire je m'en tire pour cinquante. Gaya est particulierement bruyante et poussiereuse probablement cent décibels de plus que la normale pour garder sa sanité. Boghgaya elle disons cinquante décibels en haut de la normal. Et moi qui m'attendait à un endroit paisible étant donné son caractère bouddhiste. J'avais presque envie de pleurer. Ce n'est pas encore ici que je vais trouvé le calme, décidement en Inde, c'est le bruit continuel , je pense maintenant que les autres défauts, pollution et saleté passent en deuxième. Je croyais commençer à en être immunisé mais non, au contraire, des fois quand la fatigue s'empare de moi, je me sens sur le bord de la crise de nerf et je dois tant bien que mal essayer de faire le vide. Dans deux jours, de grandes cérémonies de prières commencent, je ne peux rester dans les monastères tout est réservé et les chambres d'hotel ont comme de raisons triplé de prix. Je réussi après plusieurs voyages en rickshaw à me trouvé une chambre mais au centre de la ville et même avec les bouchons dans les oreilles c'est bruyant. La ville est completement remplie de mendiants et pour les infirmes ont dirait un concours pour te démontrer la pire infirmité. Mon initiation au détachement se fait très difficillement. Dans la vie il faut faire toujours attention à ce que l'on souhaite... on ne sais pas quelle épreuve ça nous apportera. Je vais essayé de me trouver d'autres vitamines, celles que j'avais apporté sont terminés et me reposer vers quatre heures l'après-midi , c'est la pire heure pour le bruit, une cacophonie sans fin. OM...OM...

vendredi 4 janvier 2008

Voyage aux Indes (51)

Une vendeuse de chandelles et de fleurs sur le Gange

Un Espagnol qui demeurait en Suisse est venu s'installer dans la chambre à coté de la mienne. Nous avons beaucoup jasé sur toute sorte d'actualité mondiale. Il arrivait du Népal où il avait passé plus d'un mois. Il m'a même donné son livre de Lonely Planet sur le Népal et m'a dit que ce n'était pas beaucoup plus froid qu'à Varanasi présentement. J'avoue que ça m'a brassé de ma torpeur présente et il se pourrait que ça puisse relancer mon voyage après Bodhgaya. Je m'étais ouvert à la possibilité d'aller au Népal mais vu la température j'avais mis de coté cette option. C'est certain qu'en ayant plus d'information sur ce pays, on est plus tenté d'y aller et puis je ne suis qu'en même pas si loin. Des paysages grandioses ajouteraient surement de la qualité à mon voyage. Et beaucoup de gens rencontrés lors de mon périple m'ont dit aimé plus le Népal que les Indes. De toute façon le hazard n'existe pas et si j'ai eu ce livre il doit y avoir une bonne raison, il va falloir que je sois à l'écoute de mon instinct durant les prochains jours. Je prend le train demain matin pour Gaya et ensuite Bodhgaya probablement en rickshaw treize kilomêtres plus loin. Il se peut que j'aille dans une monastère Bouddhiste au lieu d'un hotel, ce serait surement une expérience enrichissante. Je vais toujours me souvenir de ces neuf jours passés à Varanasi, la ville la plus sainte de l'Hindouisme, du Gange et de ses ghats, ce fut une expérience très spéciale.

jeudi 3 janvier 2008

Voyage aux Indes (50)

Les coupures d'alimentation électrique sont fréquentent à Varanasi. Ce sont parfois quelques rues, un paté de maisons, ou bien la ville au complet. Il y a toujours une génératrice qui fonctionne à quelque part. Hier soir alors que je circulais dans les ruelles étroites (gali) de mon quartier une panne majeure est survenue et je n'avais pas ma lampe de poche (une lampe frontale est très utile quand on visite les Indes). Les galis sont d'une largeur d'environ six pieds et les édifices environnants deux ou trois étages et plus. Elles sont sombres même le jour sauf à l'heure du midi ou le soleil descend verticalement, imaginé le soir quand il n'y a aucun éclairage. J'ai été chanceux de connaitre l'endroit ou je me trouvais, il arrive parfois ou je dois rebrousser chemin le jour car le labyrinthe a eu raison de moi et je n'aime pas revenir sur mes pas. Il faisait tellement noir que je ne voyait pas par terre et comme les vaches circulent autant que les gens et que ce sont des bêtes généreuses qui aiment laisser des offrandes à la population, j'ai eu besoin d'un bon nettoyage de souliers en arrivant à ma chambre. Heureusement je n'avais pas mes sandales, c'est pas que la sensation est si désagréable entre les orteils, l'ayant vécu à Delhi, mais c'est la senteur qui est déplaisante...

Un gali de Varanasi

mercredi 2 janvier 2008

Voyage aux Indes (49)

Puja sur les bord du Gange


Je me suis dirigé vers sept heures pour téléphoner au Canada, mes enfants étant aller souper chez leurs grands-parents pour le jour de l'an, c'était avec le décalage horaire de dix heures et demie la meilleure manière de pouvoir les rejoindre tous au même endroit. Malheureusement les bureaux de téléphone étaient fermés . J'en ai trouvé un à sept heures quarante-cinq mais je venais de les manquer d'une demi-heure environ. J'ai parlé à ma mère elle leur dira surement que j'ai appelé.
Ciel couvert sur Varanasi mais température chaude. J'ai décidé de faire un peu de lavage dans ma chambre, habituellement je vais déposer mes vêtements pour les faire nettoyer mais ici il y a de fortes chances que ça se fasse sur les bords du Gange. J'ai vu dailleurs des vêtements qui séchaient sur les ghats et qui ne pouvaient appartenir qu'à des touristes: et étant donné qu'ici à Varanasi il y a trente égouts qui se déversent directement dans le Gange, je pense que je vais travailler à dix roupies le morceau et faire l'ouvrage moi-même...
Après le diner je fais ma petite sieste, une habitude apprise au Mexique et dont je ne compte pas me départir. Un homme c'est pas un cheval, il faut que ça se repose! Les sadhus le font et ce sont des hommes saints...


mardi 1 janvier 2008

Voyage aux Indes (48)

La maison d'un sadhu dans une breche sur un mur, et moi qui me plaignait de la grandeur de ma chambre

Aujourd'hui l'activité du matin était plus intense le long des ghats, surement qu'on voulait commencer l'année dans la bonne grace des Dieux et de nombreux gens se lavaient de leurs péchés dans le Gange. Il a encore fait froid durant la nuit mais vers dix heures le soleil est très chaud et la température monte vite. De nombreux bateaux emmènent les gens de l'autre coté du fleuve sur une immense batture de sable, on m'a dit que c'était l'endroit ou les gens allaient pour se reposer, faire une sorte de pique-nique avec la famille. Sur les ghats les enfants jouent avec leurs cerfs-volants et c'est surprenant avec quelle habilité de très jeunes enfants les font voler dans un endroit ou le vent est plutot rare. Les adolescents eux sont à leur éternelle partie de cricket en rêvant surement de jouer un jour pour l'équipe Indienne contre leurs rivaux Pakistanais. Le cricket est partout présent aux Indes , comme le hockey au Canada. Les sandhus se font griller au soleil tout en priant surement ou en enseignant les pélerins. les singes eux attendent qu'un passant ou un commercant non méfiant, leurs fournira le repas du matin, les coiffeurs coupent la barbe ou les cheveux de leurs premiers clients. Sur le ghat principal, le Desaswamedh et la rue y menant tout est à la même place qu'à tous les jours de l'année , ce sont les boutiques, les vendeurs de fruits et légumes, les cycles-rickshaws qui ont repris leur endroits "attitrés" et qui espèrent comme à tous les jours qu'aujourd'hui sera une meilleure journée...
Moi je prend le train samedi matin pour Gaya afin de me rendre à Bodhgaya, il me reste donc quatre jours à Varanasi qui seront consacrer à observer et me reposer. C'est la dernière étape du périple que je m'étais fixé. Il faudra que je décide si le voyage est terminé et si je retourne au Canada puis au Mexique pour terminer l'hiver...